samedi 3 mars 2012

Meanwhile in Memphis...

" Well, it's one for the money,Two for the show,Three to get ready, Now go, cat, go... "

   Mardi, dernière soirée à Memphis, je m'assois dans le meilleur burger de la ville, du moins c'est ce que vante la vitrine. La déco est sympa en tout cas, les murs sont recouverts de graffitis laissés par les clients et des milliers de pics à apéritif sont plantés dans le faux plafond. Il y a foule ce soir, les rues sont animées et les parkings bondés. Il y a un match de baseball.

Devant mes yeux...
...à mes pieds.

   Lors de mon arrivée dimanche soir, le berceau du Blues m'a fait l'effet d'une ville fantôme. J'ai du croiser deux types et une voiture. Et pas un seul fast-food à part un Subway prêt du quartier des affaires. Cette ville ne ressemble pas aux autres cités américaines que j'ai eu l'occasion de visiter. Des magasins, des restaurants et des hôtels de luxe se succèdent le long de trottoirs pavés de briques rouges. Le tour complet du centre ville à bord du vieux tramway bringueballant doit prendre une heure à tout casser. Et il n'y a rien à voir, à part deux trois musées, un parc et une île formée par les eaux boueuses du Mississippi (inaccessible à cette époque de l'année). La seule attraction de la ville c'est Beale street (bon et Graceland, mais je n'y suis pas allé). Malgré les néons et les barrières interdisant la rue aux véhicules (dont les skates !), je suis passé à côté sans la voir le premier soir. Je n'ai appris son existence que le lendemain au musée du Rock et de la Soul. C'était ici que les noirs trouvaient leurs commerces au temps de la ségrégation et c'est là qu'est né le label légendaire Stax. Elle a été parcourue par des types comme BB King, Otis Redding, Jonny Cash, Isaac Hayes et le King bien entendu.


Une reconstitution d'une table à manger rurale dans le musée du  Rock et de la Soul. (regardez la bouteille de soda, c'est du Dr. Pepper, pas du Coca ! Ils avaient du goût à l'époque)

   Mon entrée arrive enfin : "Cheese and sausage plate". Une grande assiette avec de gros cubes de ce qui doit être le fromage, des tranches d'une saucisse pas top et deux petits ramequins de sauce. Le tout est accompagné des éternels Pickel, ces cornichons géants, caractéristique du goût des burgers chez Ronald Mc. Donald. Inutile de préciser que je les laisse de côté, c'est très mauvais et si ça se trouve c'est le seul élément bon pour la santé de cette entrée peu ragoûtante.

   Le lundi soir je suis allé m'encanailler à Beale street. Les néons, les boutiques de souvenirs, les briques rouges des trottoirs, tout semblait avoir été nettoyé et lustré pour le confort des touristes, comme dans le hard rock café du bout de la rue. Il y règnait tout de même une sacrée ambiance avec tout ce rock et ce blues qui s’échappaient de chaque bar et de chaque restaurant. J'en ai choisi un dans lequel un chanteur noir hurlait du rock and roll en transpirant à grosses gouttes, accompagné d'une batterie, d'une guitare électrique et d'une trompette.  Je me suis commandé un verre de Pinot noir (rebaptisé ici Evil pinot, le Pinot Maléfique) et un burger accompagné de frites baignant dans du fromage et le bacon. Le concert se poursuit, les musicos' s'éclatent et le chanteur vibre au rythme de la batterie tel James Brown.



   Je me suis repris un Pinot, le groupe a fait une pause et j'en ai profité pour payer. Puis suis sorti pour trouver un bar...

4 commentaires:

  1. et ne nous fais pas le coup d'attendre plusieurs mois avant la suite... te laisse pas trop influencer pas les Etats unis quand même !!!

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  2. je n'imaginais pas Memphis si "froid",t'as pas une photo de Beale street ?
    Bisou

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  3. Ça viendra Babeth ! Mais c'est effectivement très froid (en dehors de Beale steet), aseptisé.

    Normalement vous aurez la suite demain...

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  4. Vivement demain alors,
    Bisous,

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