"Love and happiness...something that can make you do wrong, make you do right..."
Résumé des épisodes précédents : Je vous écris depuis le "meilleur burger de la ville" et vous raconte ma soirée à Beale street.
Une serveuse bougonne m'apporte mon plat de résistance. Quoi ! C'est ça le meilleur burger de Memphis ! Deux pauvres tranches de pain de mie toastées, fourrées d'un steak haché trop cuit, d'une tranche de Cheddar même pas fondue et de quelques tranches de pickel ! Remboursé !
À Beal Street, après mon restaurant, j'ai trouvé le bar idéal pour le reste de la soirée. Un groupe y faisait raisonner un blues profond et il y était permis de fumer. J'ai presque eu envie de commencer la cigarette tellement j'ai trouvé ça cool. J'ai commandé une boisson au hasard, la serveuse m'a demandé ma carte d'identité et m'a refilé une énorme bière dans un gobelet sur lequel était écrit "Big Ass Beer". Je suis pas trop bière, mais après mes deux verres de vin et avec l'ambiance du bar, c'était parfait. Toute une famille de noir est venue s'installer devant moi, le chanteur leur a lancé "You come here to party right ?!?", en effet ils étaient là pour faire la fête. Ils ont commandé des shots de tekila et tout le bar, moi y compris, a trinqué avec eux. Quelques chansons plus tard, ils ont offert des whiskys autour d'eux, je l'avale cul sec en les remerciant. Encore quelques chansons de plus et me voilà dansant avec la mère de famille qui devait bien faire le double de moi en taille et en poids. L'alcool se faisant trop pesant, je me suis commandé une assiette de frites/bacon/fromage (oui, encore !) et puis une vodka-spirit, histoire de dire...
Le son est pourri, désolé...
Je commençais à m'endormir sur la table malgré la musique bien trop forte, alors je suis rentré. J'ai croisé quelques petits carrosses brillants de mille feux tirés par des chevaux fatigués et puis surtout des clochards. Ils essayaient de taxer quelques dollars aux touristes chics tout en jouant au chat et à la souris avec les flics et le personnel des hôtels de luxe qui les repoussaient vers les quartiers pauvres où leur présence n’incommode personne. L'autre face du même quarter dollar...
Mélancolique, j'ai marché vers mon hôtel en titubant plus vite pour éviter les sdf. Deux filles étaient dans ma chambre (c'est une chambre de quatre), j'ai bredouillé un "Hi" et je me suis écroulé.
Déçu par mon repas, je retourne à l'hôtel, il ne reste plus qu'une seule des deux filles. Elle est Brésilienne, elle a déjà passé trois mois ici à bosser dans le fast-food d'une petite ville "grâce" à un programme d'échange. Je discute avec elle jusqu'à deux heures du mat'. Je m’endors et trois heures plus tard je saute sur mon skate, direction la gare routière. Mon bus MegaBus est vraiment confortable (pour un bus) il y a une prise de courant et comble du luxe pour un geek comme moi, j'ai internet ! C'est encore mieux que le train qui m'a amené de la Nouvelle Orléans jusqu’à Memphis.
Ce fut tout de même une bonne expérience de voyager avec l'Amtrak, la compagnie nationale américaine.
Mais ça vous le lirez demain...



Sympa la soirée!
RépondreSupprimerEntre " j'ai bredouillé un "Hi" et je me suis écroulé." et "Déçu par mon repas,..." il ne manquerait pas qqchose ?
Bisou
Bin non, je m'écroule sur mon lit, c'est la fin du flash back que je suis en train d'écrire dans le restau décevant. Ouais, je sais, moi aussi je m'embrouille...
Supprimeret merci pour la photo
RépondreSupprimerOui , le son est vraiment pas bon, mais j'ai écouté jusqu'au bout , histoire d'être dans l'ambiance, et de t'imaginer danser, j'aurai voulu voir ça.
RépondreSupprimerBisous, jenny
Pour vous plongez un peu plus dans l'ambiance, cliquer sur la citation en italique au début des posts !
RépondreSupprimerj'aime bp le : "en titubant plus vite pour éviter les sdf" !! ;-)
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