Depuis plus d'une semaine, nous avons une météo de printemps, presque d'été. Nous ne fermons plus les fenêtres, nous avons mis de côté manteaux et pulls. Alors le soir, après ma journée de travail entre des murs et des cloisons, quel bonheur cette chaleur et cette luminosité, et Mélaine vient me retrouver avec son skate pour une petite balade sur le campus. Un soir nous avons fait le tour de l'étang. Un autre je suis restée assise sur un banc regardant les pirouettes de mon bien aimé.
Je skate depuis une bonne demi heure devant un bâtiment situé à deux pas de notre appartement "Notre Dame conference Center". Un type, genre intendant de la sécurité, vient me demander d'arrêter. "We having a metting, I'm gonna have to ask you to leave". "Ok, sure, no problem". Je vais chercher mon sac, Caroline et mon polo, on s'en va. Nous n'avons pas fait trois pas qu'une fliquette débarque d'on ne sait où et m'interpelle. "They asked you to leave ?" "Yes, we'r leaving" "Allright then, but wait...". Oui je m'en vais, tout semble ok, mais non, elle veut que j'attende. La radio agrafée sur son uniforme grésille quelques mots. "ID please" Je sors ma carte de Spouse, je me dis que ça fait sérieux, j'ai l'air d'être du coin et tout. "Ok, ok". Sa radio re-bafouille quelques trucs, elle répond, elle me dit d'attendre encore. Deux voitures arrivent. Deux voitures seulement !?! C'est que tous les chars sont mobilisés en Irak. Les policiers échangent quelques mots entre eux, ils se répètent ce pourquoi ils sont là et que tout va bien, qui je suis, si j'étais bien en train de partir. Un des flics me demande si j'ai un moteur sur mon skate, c'est le rigolo de la bande. Les voitures repartent. L'autre me rend ma carte et nous laisse partir sans avoir l'air de comprendre pourquoi elle nous a arrêtés. C'est surement le connard de la sécu qui les a appelés, et moi qui l'avais défendu quand Caroline prétendait qu'il n'avait pas été très aimable...
Tim m'avait indiqué plusieurs fois cet hiver qu'il me prêterait un vélo aux beaux jours. Le moment est venu de lui rappeler. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Pour fêter ça, vendredi j'ai fini à 15h et nous sommes partis en balade.
Pour fêter ça, vendredi j'ai fini à 15h et nous sommes partis en balade.
| Un castor ! |
Mais n'allez pas penser que je me la coule douce tous les jours. J'ai envoyé un premier article avec mes résultats dans un journal scientifique fin janvier. J'attends des nouvelles des correcteurs. Je travaille actuellement sur un deuxième article. Et cette semaine, j'ai résolu un des deux problèmes qui me tracassent depuis un certain temps. Autant vous dire que c'était le bonheur au labo ! Je suis plus que déterminée à finir ce doctorat dans les temps, c'est à dire boucler mes formules et leurs analyses pour fin juin, commencer la rédaction début juillet, envoyer ma thèse aux correcteurs mi-octobre et soutenir mi-décembre. Puis souffler !!! Si fort que je serais emporter quelque part au bout du monde, mais ça c'est une autre histoire...
tres belles photos !! surtout celle de melaine sur le tronc d'arbre !
RépondreSupprimerbisous et bon week end
En France les flics ne sont pas mieux, je connais un jeune qui a fait une de garde à vue pour avoir fait du roller sur le remblais...
RépondreSupprimerTrès mignon le panneau de la famille canard
Bisou
Merci pour le double récit et les photos :-) très mignon le panneau en effet!
RépondreSupprimerImpressionnant le tronc d'arbre abbatu à coups de dents... et les lics doivent être partout les m^mes...
RépondreSupprimerOui ce sont bien des dents , mais de castor .
RépondreSupprimerJe suis très nulle en anglais, j'ai rien compris de pourquoi tu devais partir .
Bisous
Hahaha... "Oui ce sont bien des dents , mais de castor ."
SupprimerJe ne sais pas si tu as compris que Odile parlait de flics et non pas d'un animal imaginaire appelé lics, mais ton commentaire m'a bien amusée Jenny.
On a du partir car il y avait une conférence dans le bâtiment, et donc des invités.