J'ai contacté le groupe "Longboard Chicago Society" sur Facebook avant de partir. J'ai mis du temps mais j'ai fini par les recontacter une fois à South Bend. J'ai rendez vous avec un type, neuf heures trente à l'une des stations desservies par notre train pourri et le soir je dois rencontrer un autre mec, j'ai réservé une chambre d'hôtel.
Levé tôt, vélo, train... J'arrive à l'heure à la station East Chicago ! On se retrouve facilement il y a peu de monde sur le quai et nous avons tout les deux un skate board. Nous faisons connaissance, Peter joue dans un groupe, apparemment c'est son boulot, il habite dans les environs. Il nous conduit chez Sergio dans sa vieille américaine décorée d’autocollants de longboard. Sergio vit dans un quartier un peu craignos, les maisons y compris la sienne sont délabrées. C'est un bordel monstre chez lui, il est en train de changer les roues d'une de ses planches, on attend encore un autre mec et puis on aura une heure et demi de route avant de skater de belles pentes. La mère de Sergio vient nous proposer des quesadillas, ils se parlent en espagnol, on refuse poliment. Nous chargeons la voiture de Sergio mais quand son pote arrive, et au terme d'une longue négociation que j'observe amusé, "ma voiture est plus grande", "Je veux pas écouter du Dubstep pendant tout le voyage", "mais nan, on mettra toute sorte de musique", "la mienne est déjà chargée", nous prenons la voiture du type qui vient d'arriver (et dont j'ai oublié le nom). C'est une voiture étrange, blanche avec les jantes peintes en bleu, de forme assez moche, toute carré, mais très spacieuse et véritablement confortable. Le conducteur met je ne sais quelle musique, volume à fond et c'est parti. Je suis à moitié crevé moi, je ferais bien un petit somme, les mecs se lancent des vannes, je comprends pas tout, leur conversation est pleine d'argot, j'adore ça. La musique est vraiment trop forte, en fait de musique c'est plutôt les basses que nous entendons, il y a un caisson à l'arrière qui prend presque tout le coffre. Il a fallut empiler nos planches de façon optimale pour qu'elles rentrent toutes. Peter qui est monté à l'arrière avec moi se plaint "on entend que les basses mec", "ouais, y'a que ça que j'aime dans la musique", "moi je suis musicien, les autres fréquences m'intéressent... Et puis pour vous ça va à l'avant mais nous on entend qu'un gros bruit sourd". C'est vrai que c'est affreux, je suis tellement content de partir faire du skate que je m'en rendais à peine compte. Le conducteur roule n'importe comment et les passagers insultent les autres voitures, je suis au lycée ! Live fast die young motherfuckers !
A un moment on passe devant une banlieue chic, c'est Wisteria Lane tout craché. Tout est propre, clean, lisse. Enfin ce qu'on en voit, parce que de grosses butes de terre en cache la majeur partie.
A un moment on passe devant une banlieue chic, c'est Wisteria Lane tout craché. Tout est propre, clean, lisse. Enfin ce qu'on en voit, parce que de grosses butes de terre en cache la majeur partie.
On arrive enfin dans les environs de notre spot. C'est une zone résidentielle construite sur des collines. Ça monte et ça descend en permanence, le paradis du freerider. On retrouve une bande de skaters en haut d'une superbe pente, on se gare et on commence à s'équiper et s'échauffer. Je n'ai jamais skaté de pentes aussi raides, ça fait vraiment peur. Les autres se lancent, ils dévalent la pente chacun leur tour, tout schuss et s'arrêtent tout en bas en faisant un gros dérapage. J'ai pas le temps de me lancer, on se fait virer par un particulier parce qu'une de nos planches est venue se loger sous sa bagnole. Faut dire, les gens ont tous garé leur voiture bien en vue au bout de leur allée tout près de la route, loin de leur garage d’ailleurs resté ouvert. On dirait qu'ils les ont mis dehors pour prendre l'air. Il fait beau remarquez... On change de collines, le groupe d'une vingtaine de skaters fonce à tombeau ouvert, moi j'y vais tranquille, je reste discuter avec la seule fille du groupe qui semble avoir aussi peur que moi de la vitesse. Elle m'explique que l’hiver ici les bus ne peuvent pas venir quand il neige, tu m’étonnes ! On arrive en haut d'une pente, c'est encore pire, raide, c'est à peine croyable. Mais on reste pas longtemps, tout le monde repart "do we just bomb this ?" demande Peter, on fonce ? Et il fonce, c'est génial à voir, il doit bien faire du cinquante kilomètres heure. Je vis exactement ce que je vois dans les vidéos. Je marche jusqu’à la moitié de la pente et je les rejoins. Notre nouvelle pente me semble un peu moins raide, du moins elle fait moins peur. Après quelques minutes d'observation j'ose, c'est parti. Je dérape assez tôt pour ne pas prendre trop de vitesse, whouu c'est trop fort, encore encore !!! Je recommence, je m'améliore ! Je suis pas si nul que ça en faite ! Je vais pas super vite mais j'arrive à lancer de jolis slides debout sur ma planche. J'en impressionne même quelques uns parce que je ride sur une planche plutôt adaptée à la balade en ville qu'à la descente. Je parle pas tellement avec le groupe, je suis quand même crevé et ça m'aide pas pour mon anglais, j'ai la bouche pâteuse, j'ai oublié ma boisson dans la voiture. Le soleil tape et en haut des pentes un vent froid souffle tant qu'il peut, je suis pourtant vraiment bien, ça doit être l’ivresse des sommets.
La vidéo ne rend pas bien, mais je peux vous assurer que c'est une sacrée grosse descente.
On passe l'après midi sur nos skates, on va manger un truc dans un fast food vers quatre heures et on continue à rider juqu'à six. J'ai énormément progressé cette aprèm', c'est toujours comme ça quand on est en groupe. Je suis vraiment heureux d'être venu.
Sur le chemin je demande à Peter de me laisser envoyer un texto au mec que je dois rencontrer ce soir "Charlie". Il le tape et quelques minutes plus tard Charlie appelle. Je comprends absolument rien, il travaille comme cuistot, il fait des sushis et j'entends le brouaha du restaurant en bruit de fond. Peter reprend le téléphone, explique deux trois trucs à Charlie, je reprends le combiné, je comprends pas plus sauf qu'il faut que je l'appelle quand je serais à l'hôtel.
Mon groupe me laisse à l'entrée d'un métro, j'en ai pour une petite demie heure avant d'arriver dans le quartier de mon Hôtel...
Sur le chemin je demande à Peter de me laisser envoyer un texto au mec que je dois rencontrer ce soir "Charlie". Il le tape et quelques minutes plus tard Charlie appelle. Je comprends absolument rien, il travaille comme cuistot, il fait des sushis et j'entends le brouaha du restaurant en bruit de fond. Peter reprend le téléphone, explique deux trois trucs à Charlie, je reprends le combiné, je comprends pas plus sauf qu'il faut que je l'appelle quand je serais à l'hôtel.
Mon groupe me laisse à l'entrée d'un métro, j'en ai pour une petite demie heure avant d'arriver dans le quartier de mon Hôtel...
La suite demain si vous le voulez bien !
Bien sûr que je veux bien ! la suite, la suite, la suite...
RépondreSupprimermais il y a des voitures sur la route... ça ne semble pas vous inquiéter ?
RépondreSupprimerNan, tout le monde sait s'arrêter quand il veut. Et puis au pire on reste sur la voie de droite. Pour certaines pentes il y avait quelqu'un en bas pour arrêter les voitures.
SupprimerJ'avais la même inquiétude que toi, Chloé, mais tu vois il y a pas de danger tout est pensé....
RépondreSupprimermais tu as passé une super journée, alors tant mieux.
Bisous,
Il y a comme une différence de style entre leur passage, et le tien -pour l'instant. Et je ne doute pas que tu progresses, ils ont l'air 'achement forts.
RépondreSupprimerAmuse-toi bien en tout cas ! Je te laisse même mon tour si tu veux....
Nan mais le but n'est pas forcement d'aller super vite, ils ont fait ça pour la vidéo surtout.
SupprimerIls ont bon dos les sommets. Bibiz
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