dimanche 19 février 2012

Avec mon loup, je fais ce qu'il me plaît, me plaît !



   Après quelques heures de vol avec une escale à Atlanta, lieu de naissance de la célèbre boisson médicinale américaine composée (à l’époque) de feuilles de coca, d’alcool et de noix de cola le « French wine cola » qui est devenue après quelques ajustements dans la recette le Coca-Cola, nous atterrissons à la Nouvelle Orléans.


    Le pilote nous prévient, le ciel est si gris, le ciel est si bas, qu’un canal s’est pendu. Il fait plutôt chaud et le taux d’humidité est élevé, un taxi nous dépose à la Saint Vincent guest house. C’est une immense maison coloniale dans le style du cartier, moitié délabrée, moitié pittoresque. Le faux plafond tâché d’auréoles marron semble ne pas avoir été changé depuis Katrina, le long de l’escalier en bois qui mène à notre chambre sont accrochées des photos en noir et blanc, la dernière représente le tramway nommé désir… Peut-être qu’il existe encore ! Les couloirs sont balayés par de forts courants d’air, les vastes portes donnant sur le balcon intérieur étant grandes ouvertes. 




   Notre chambre est à l’avenant, un vieux ventilateur tombe du plafond le couvre lit en faux patchwork fait pitié et les murs sales et peints en  mauve. Très vite, la pluie se met à cogner contre le caisson de notre climatiseur, par la fenêtre on aperçoit un poteau électrique relié à notre bâtiment par quelques fils distendus, des gouttes d’or s’échappent du lampadaire qui visiblement reste allumé toute la journée. On se fait un peu peur en regardant la chaîne météo sur notre veille télé à tube, les présentateurs parlent de tempêtes, d’orages et de probables tornades. La pluie redouble, nous nous étendons sur le lit quelques minutes.



   Le ciel s'étant calmé, je descends prendre la température et poser quelques questions à la réception. Nous décidons de marcher jusqu’au French quarter où se déroule les festivités du Mardi Gras.

   En trente minutes nous rejoignons Bourbon Street. Malgré l’heure (16h00), l’ambiance est aux bacchanals dans la rue chaude de Nola. Les filles sont habillées extrêmement sexy sous leur poncho de plastique transparent, des hommes sont torse nu, certains travestis. Tout le monde porte les colliers de perles aux couleurs chatoyantes que des personnes avinées lancent du haut des balcons. Les filles sont invitées à révéler leurs poitrines contre quelques colliers de plus par de jeunes américains surexcités hurlants « tities tities !». Pour me mettre au diapason, j’achète un loup dans une boutique de souvenir coincée entre un peep show et un bar d’où s’échappe une musique endiablée. 




Devinez, devinez, devinez qui je suis...


    Une femme juge que nous manquons de colliers et nous en passe quelques uns autour du cou. Notre balade se poursuit, nous passons devant d’innombrables bars et peep show, dont le Hustler club de Larry Flint. La vitrine est recouverte des couvertures vintages du premier magazine pornographique américain qui a valu à son propriétaire les foudres des ligues de vertus et la paralysie partielle (en dessous de la ceinture !) de son corps suite à un attentat. De plantureuses noires en sous vêtements aguichent les clients à l’entrée des clubs. Nous croisons un travesti dont les talons hauts renferment des (faux) poissons rouges, Mr. Hankey et tout un tas de personnes plus ou moins déguisées comme ces deux types affublés des même fripes ringardes que dans le clip Sexy and I know it.

   Lassés par le bruit et la foule, nous retournons à la civilisation par une rue parallèle. Nous nous mettons en quête d’un restaurant, en omettant le hot dog duty free partagé à Atlanta, notre ventre est vide. Finalement nous échouerons dans une galerie commerciale touristique au bord du Mississippi, pour manger à un stand Tex-mex des bourritos trop épicés et pas terribles.

   
    Trempés, nous arrivons à l’hôtel vers huit heures, deux douches plus tard nous tombons de sommeil.

   La minute culturelle : La Louisiane a été nommé ainsi par l’explorateur Robert Cavelier De La Salle en 1682 en l’honneur du roi Soleil. Elle a été ensuite revendu par Bonaparte aux américains en 1803, l’opération immobilière la plus vaste jamais réalisée.


Flash Mob improvisé dans Bourbon Street.

8 commentaires:

  1. Je t'ai reconnu Mélaine, on gagne quoi?

    C'est drôle , dans l’hôtel, ils ont laissé le sapin de Noël, et lui ont mis un masque de mardi gras.
    Quel gout !!!
    Tu vas dormir avec ton nounours Caroline ...
    Gros bisous, Jenny

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  2. Je te cite : "Les filles sont invitées à révéler leurs poitrines contre quelques colliers de plus" puis plus loin "Une femme juge que nous manquons de colliers et nous en passe quelques uns autour du cou." Mais ce que tu ne nous dis pas, c'est ce que Caro a fait pour la remercier de ces colliers supplémentaires !!
    Bisous à tous les 2 !

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    1. Héhé !! Il y a très peu de seins nus en réalité. On récupère les colliers soit en passant sous les balcons, soit au cours de la parade.

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    2. ouf tu me rassures ! ^^

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  3. Réponses
    1. Je reconnais que le titre n'était pas très inspiré...

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  4. Bonne idée de débarquer pour le carnaval
    Bisou

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  5. Il y a dix jours, nous étions au Carnaval de St Pol (dans le Nord) avec Elo. La même chose, plus la neige, et moins les seins.

    De bien belles images en tout cas.

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